"Le socialisme proclame que la république politique doit aboutir à la république sociale". Jean jaures
Pour la République Sociale" (PRS) regroupe des femmes et des hommes de gauche impliqués dans des engagements associatifs, syndicaux ou politiques différents. Ils font fonctionner collectivement l'association comme un outil de formation, d'élaboration programmatique et d'action militante pour proposer le projet de la République sociale en France, en Europe et dans le monde. Ils contribuent ainsi à la formation d’une culture commune à gauche et à la construction indispensable d’une nouvelle unité de la gauche ainsi qu’à la rénovation du fonctionnement et du programme des partis qui la constituent.
Au-delà de Blade Runner, Los Angeles et l’imaginaire du désastre. Je croyais qu’il s’agissait d’un de ces livres de science-fiction dépeignant le futur apocalyptique d’une ville soumise au chaos par ceux qui maîtrisent la technologie. Mais l’objet du livre est bien différent. En fait, l’auteur propose un éclairage nouveau sur les évolutions urbaines et les formes de violences qui leur sont associées : violence symbolique résultant de l’exclusion et de la stigmatisation des populations des quartiers populaires mais aussi violences réelles, physiques, subies et parfois données. Pour lui, l’avenir n’est peut être qu’une accentuation des logiques déjà visibles aujourd’hui. Los Angeles est un véritable laboratoire social et urbanistique. Ses évolutions peuvent donc préfigurer celles de nos villes occidentales et même temps, nous incitent à réfléchir sur les politiques menées en France.
Excédés par la mousse médiatique qui entoure Nicolas Sarkozy, Pierre Defrance et Jean-Luc Gonneau se sont livrés à un minutieux travail de décryptage du discours et de l'action de Nicolas Sarkozy. Dans ce livre publié le 2 mars aux éditions de l'Aube, pas d'anecdotes croustillantes ni de scoops fumants, mais un démontage point par point de la stratégie politique et idéologique de celui qui propose de pousser le libéralisme jusqu'au bout. Pierre Defrance, qui utilise un pseudonyme, est un spécialiste reconnu des questions d'asile et d'immigration. Jean-Luc Gonneau, élu d'arrondissement à Paris, est consultant et enseigne aux universités de Paris X Nanterre et de Cergy Pontoise. Tous deux sont militants de PRS. Nous leur avons demandé de nous présenter leur livre.
Le lancement jeudi dernier du Comité national pour un référendum est la bonne nouvelle de cette fin d’année. Et si nous y travaillons bien, il sera peut-être
l’excellente nouvelle de l’année prochaine. Car tous ceux qui exigent la tenue d’un référendum sur le nouveau traité européen, par delà leur appréciation sur ce texte, disposent désormais d’un
moyen de se faire entendre sans disperser leurs forces dans une poussière d’initiatives. Moins d’une semaine après que l’appel du CNR ait été rendu public, il affiche déjà plus de 30000
signataires parmi lesquels plusieurs dizaines de parlementaires issus de tous les partis de gauche représentés au Parlement : PCF, PRG, PS, Verts
Du côté des socialistes, trente parlementaires ont signé l’appel du CNR, ce qui marque un net élargissement de l’engagement pour un référendum. Car outre Jean-Luc Mélenchon (que l’on disait isolé
sur cette question il y a quelques semaines encore…) et Marc Dolez, on retrouve les signatures de Serge Janquin, premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais et membre de la majorité au
dernier Congrès socialiste, le député Christian Bataille qui était pour le oui en 2005, le député européen Benoît Hamon, qui vient de démissionner du secrétariat national à l’Europe du PS. Et
l’on voit se constituer de vraies poches dans des départements qui constituent des bastions historiques du PS, souvent largement acquis au « non » en 2005 : à cette heure trois députés PS
signataires dans le Puy-de-Dôme, deux en Seine-Maritime, cinq dans le Nord-Pas-de-Calais.
Côté communiste, la signature hautement significative de Marie-George Buffet a immédiatement précédé la tenue d’un meeting pour le référendum mardi à Paris, au gymnase Japy, à l’occasion duquel
est intervenu Jean-Luc Mélenchon. En conclusion, l’appel de la secrétaire nationale du PCF à la mobilisation autour du CNR annonce une implication décisive des communistes dans cette campagne.
Côté Verts, les premiers signataires (Jean Desessard et Francine Bavay) ont eu la satisfaction de voir leur parti se prononcer le week-end dernier pour la voie référendaire. La LCR est intervenue
de son côté lors du Congrès du Parti de la Gauche européenne samedi dernier pour présenter aux délégués venus de toute l’Europe l’initiative du CNR. Quant à Attac ou aux principales personnalités
du collectif national du 29 mai, elles apportent aussi leur expérience et leur engagement au CNR.
Dès lors nous pouvons -et nous devons- nous fixer l’objectif que cette campagne déborde des trop maigres tuyaux d’Internet pour se mener désormais au grand air des rues. Il faut résister à la
facilité à laquelle incline les pétitions « en ligne » dont le compteur semble tourner tout seul. Pour que l’exigence du référendum devienne une grande cause victorieuse, il faut qu’elle fasse
cause commune avec le peuple. Il est donc indispensable d’aller à la rencontre des citoyens. Il est nécessaire de prendre le temps de discuter, d’expliquer la procédure de ratification du traité,
de montrer qu’en conséquence le référendum est possible, que cela dépend de nos parlementaires, et en conséquence de l’engagement de chacun de nous qui pouvons leur demander de laisser le peuple
choisir. Pour mener ce travail, des affiches sont d’ores et déjà disponibles. PRS contribue de manière décisive à leur diffusion et vous pouvez en commander auprès du journal. Vous pouvez aussi
reproduire l’appel du CNR que vous trouverez sur le site www.nousvoulonsunreferendum.eu pour le faire signer sur
les marchés, dans les entreprises, autour de vous. Les 35000 signataires recensés à cette heure représentent une partie significative de l’opinion de gauche active et politisée. Si chaque
signataire se fait un relais de la campagne, cela représente une force immense par son nombre et son niveau d’éducation politique, qui serait en en mesure de bouleverser le scénario écrit par le
président de la République et de refermer sur lui dès le début de l’année prochaine ce qu’il croyait être un piège pour la gauche.
Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les
Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays.
C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5
des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les
sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un
Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous
rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.
Un moment intense de politique qui se raconte difficilement. Mais essayons quand même !
Vendredi 17h, présentation du livre de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon présente son livre "En quête de gauche"
Nous avons prévu une petite séance de dédicaces du livre de Jean-Luc Mélenchon au démarrage de la fête, le vendredi à 17h, seul créneau disponible. Malgré l’horaire
défavorable, beaucoup de personnes sont là. La petite présentation prévue au départ tourne au quasi meeting. Du coup la longue séance de dédicace s’achève juste à temps
pour honorer le rendez-vous lancé par la puissante fédération des Bouches-du-Rhône. Nous pressons un peu le mouvement car nous avons promis que Jean-Luc y serait à 18h15
au plus tard et il faut compter une petite dizaine de minutes de marche.
Samedi 16h, les gauches rassemblées à l’Agora de l’Humanité
Déjà deux bonnes nouvelles : il fait beau et la gauche s’est retrouvée rassemblée pour discuter des ripostes à organiser face à la droite. François Hollande,
Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et Cécile Duflot débattent à l’Agora. Notons que personne n’a pensé à inviter Bayrou. Cela doit vouloir dire quelque chose : face
à Sarkozy, on a besoin de toute la gauche car on ne peut compter que sur elle.
Pendant ce temps, François Delapierre participe à un débat sur l'expérience du parti allemand Die Linke au stand de la section communiste de Montreuil. Pour tous les
participants, cette réunion n'est pas le contraire de celle de l'Agora. Le rassemblement de la gauche de transformation sociale ne s'oppose pas à l'union de tous face à
la droite. Au contraire, ces deux combats vont de pair.
Dimanche matin, Marie-George Buffet nous rend visite. Nous sommes fiers de l'attention et du symbole. Et contents que cette journée que nous avons voulu consacrer au
débat avec les communistes commence sous le signe de l'amitié et du respect militant.
A 14h30, nous recevons Patrice Cohen-Seat pour un débat sur le livre qu'il vient de publier ("Communisme, l'avenir d'une espérance"). Patrice est un des principaux
dirigeants du PCF. C'est un de ses intellectuels concrets les plus influents. Nous sommes impatients de l'entendre sur la question de la force nouvelle.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a assisté à tout le débat. Il a bien voulu répondre à nos questions :
Vendredi 18h15, sur le stand des Bouches-du-Rhône, «crise historique de la gauche : que doit-il se passer à gauche ?»
Jean-Marc Coppola, le dirigeant de la fédération des Bouches-du-Rhône nous accueille en amis sur son stand. Il attend beaucoup du débat qui va commencer avec,
outre Jean-Luc Mélenchon, un dirigeant du Linke allemand et Olivier Dartigolles. Olivier est le porte parole du PCF. C’est un jeune dirigeant, mais qui a déjà une grande
expérience en tant que dirigeant de fédération, celle des Pyrénées-Atlantiques, puis en tant que dirigeant national impliqué dans tous les moments cruciaux de l’année
écoulée : un Congrès, l’expérience des collectifs pour des candidatures communes et l’élection présidentielle... excusez du peu.
Samedi 18h, l'initiative pour une force politique nouvelle à gauche
Samedi 18h : il est déjà tard mais c’est l’heure de notre initiative « la gauche a besoin d’une force politique nouvelle ». Très vite, l’affluence dépasse tous les
pronostics. Vingt minutes avant l’heure annoncée, le stand est déjà plein. Pendant plus d’une heure, une foule considérable se masse à ses portes, débordant largement
dans la rue au point de rendre le passage difficile. Il paraît que cela fut le deuxième plus grand meeting de la Fête, après celui des quatre dirigeants de partis de
gauche à l’Agora de l’Humanité! Et nous n’avions ni télévisions ni journaux pour l’annoncer. C’est dire que l’appel à une force politique nouvelle répond à une attente
forte dans le peuple de gauche. Plus de 500 personnes ont ainsi écouté les interventions de huit responsables de premier plan, représentant diverses sensibilités de la
gauche, venus déclarer ensemble leur disponibilité pour une telle entreprise. Bien sûr un tel message lancé dans la Fête de l’Humanité s’adressait tout particulièrement
aux communistes qui préparent en ce moment un Congrès exceptionnel, car sans eux une telle force ne serait pas possible. C’est dire qu’il ne s’agissait pas simplement
mais d’un débat, mais d’une proposition. Après ce succès, on peut être sûr que celle-ci fera son chemin dans les têtes bien après que les derniers stands de la fête
auront été démontés.
Pour vivre -en miniature- cet événement, vous pouvez retrouver des extraits vidéos des interventions de nos invités ainsi que le discours de conclusion de Jean-Luc
Mélenchon.
Il faudrait plus de place encore pour raconter ces trois journées. Pour faire le compte-rendu du débat réunissant notamment Jean-Luc Mélenchon et Jean-Claude Gayssot sur
le nouveau traité européen dans le stand de Fontenay-sous-Bois. Ou encore celui auquel participait François Delapierre au stand des communistes unitaires. Il faudrait
aussi parler du spectacle de théatre de rue régulièrement joué devant le stand, de la soirée musicale, avec une fanfare et plusieurs groupes, des ateliers de lecture
organisés sur le nouveau traité européen et sur la loi bouclier fiscal/heures supplémentaires, de la visite de Lothar Bissky, co-président de Die Linke, des repas
chaleureux, du dévouement des nombreux militants présents sur place... Le mieux serait sans doute de raconter tout cela en images.
A quelques pas du stand de PRS se trouvait celui de la LCR. Nous en avons profité pour demander à Alain Krivine de présenter son projet de nouveau parti
anticapitaliste qu'Olivier Besancenot définit comme "mi guévariste, mi libertaire".
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