Ségolène Royal : se taire ou dire n'importe quoi ?

Publié le par a.a

Un article de http://desirsdavenir.over-blog.com

Dans cette campagne on aura réussi à nous faire croire n'importe quoi ! On nous a même présenté l'incompétence comme une qualité, ou dit autrement par l'opportuniste Arnaud Montebourg qui a vendu ses idées et son courant pour une hypothétique place de ministre : "L'expérience et la compétence de Fabius et DSK sont un lourd handicap". Une façon sans doute d'excuser l'ignorance de sa candidate, mais une façon tout aussi claire de prendre les Français pour des veaux. Seront-ils dupes longtemps ?

"Le féminin d'éléphant ce n'est pas gazelle" disait Laurent Fabius. Après plus de 20 ans au PS, Ségolène Royal est tout aussi éléphante que les autres et la seule raison qui explique son côté apparemment nouvellement débarquée n'est pas son manque d'expérience (elle a sévi à quelques ministères) mais son incompétence inchangée (malgré ses fonctions) que des journalistes comme Carreyrou persiste à nous présenter comme une "fraîcheur" en politique.

C'est que les journalistes sont aujourd'hui quasi unanimement derrière Sarkozy ou Royal (et pour une présentation bipolaire. Voir l'intervention très instructive de François Bayrou face à Claire chazal défendant sa maison TF1 et le compte rendu de la discussion qui a suivi avec Patrick Le Lay - vidéos réalisées en septembre 2006)

   

Les journalistes qui ont massivement fait campagne pour le "oui" et le donnaient largement gagnant (comme ils donnent déjà gagnants le duo Sarko/Ségo) n'ont pas tous digéré non plus d'être ainsi ridiculisés par certains candidats nonistes...

Ainsi Ségolène Royal multiplie les conduites d'évitement sans que cela ne gène nos médias. Elle a même eu un prix de l'humour pour avoir dit cette peopolisation de la vie politique : " Même quand je ne dis rien, celà fait beaucoup de bruit!"  Comment mieux dire la vacuité de sa campagne ?
« Le silence, a dit quelqu'un, est une vertu qui nous rend agréables à nos semblables » disait Samuel Butler. Pourquoi ne pas en faire une stratégie politique ?

Notre étoile filante multiplie alors depuis le début de la campagne les petites phrases pour éluder les questions :

- " Vous poseriez cette question si j'étais un homme ?" Celle-ci a été efficace durant des mois. Elle a été usée jusqu'à la corde, mais à l'occasion, elle servira encore... Ce n'est pas donner une image très reluisante de la femme politique qui doit, selon elle,  constamment être "ménagée". Accuser ses détracteurs de "machos" aura en tout cas été bien utile (malheureusement bien efficace aussi) pour éviter de parler politique.

- " Mon opinion est celle des Français " Très fort ! C'est un formidable résumé de la façon suiviste et démago dont la candidate a l'intention de gérer le pays. Avec une telle attitude, la guillotine fonctionnerait sans doute encore aujourd'hui...

- "Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas" C'est la politique de l'autruche. Cette phrase été prononcée en Corse. On peut la ressortir partout où ça va mal, sans se mouiller... très pratique également.

 

Mais face à ces accusations d'évitement permanent, Ségolène Royal a dû se résoudre à accepter une certaine forme de débat auquel elle est peu habituée, préférant toujours s'entourer d'une cour d'admirateurs.

Ségolène Royal a ainsi eu des "débats" sur mesure dont les régles ont été fixées par son mari "impartial". Des débats presque de type ORTF, lisses qui lui ont cependant presque chaque fois, malgré les efforts des médias, fait perdre des points. 15 en une semaine. Il était temps que ça s'arrête !
Malgré ses révisions, Ségolène Royal n'est sans doute pas prête aujourd'hui à faire front dans un vrai débat et on peut craindre le pire face à une bête politique comme Nicolas Sarkozy. On l'a vue perdre pied face une militante de son camp (voir l'agressivité dont elle fait preuve lorsqu'on lui pose une vraie question / Affaire Nolwenn MJS à laquelle elle ne répond d'ailleurs pas). La question du clivage gauche droite est assurément gênante pour une candidate qui brouille sans cesse les frontières et n'hésite pas éventuellement à dépasser Sarkozy sur sa droite...

Dans tous ces "débats", Ségolène Royal en est donc restée aux généralités, aux banalités. Interrogée sur la famille ou les relations internationales, elle parlera "valeurs" pour éviter d'exprimer des choses trop précices, usant et abusant des expressions de Benoit XVI sur l' "ordre juste", son slogan. Quand les réponses se font plus précises, c'est presque systématiquement une boulette !

 Si la France déniait par exemple à l'Iran le droit d'accès au nucléaire civil, comme elle le préconisait dans le dernier débat télévisé, elle se mettrait dans une position illégale au regard du droit international (en contravention avec le Traité de Non Prolifération). Le résultat d'une telle politique pourrait être catastrophique  : L'Iran pourrait alors se retirer du TNP et ne serait plus contrainte, dès lors, d'accepter les contrôles de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique.  Ségolène Royal c'est une bombe en effet ! ... à retardement, des plus dangereuses.
Finalement, l'expérience et la compétence, ça peut être utile...

Pour une victoire contre Sarkozy, à gauche toute !

Yann

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Publié dans prs50

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