| Pour Jean-Christophe Cambadélis, ce serait une bonne chose. Le député de Paris, proche de Strauss-Kahn, a réagi plutôt favorablement dans un communiqué à la candidature de José Bové : « Face au danger Sarkozy, tout ce qui réveille la division, comme la ligne de partage du oui et du non est inutile... Mais tout ce qui lutte contre l'émiettement de la gauche est utile ». Strauss-Kahn a confirmé qu'il partageait ce point de vue : « Si cette candidature permet d'éviter l'éparpillement à la gauche du PS, ce serait utile ». En revanche, Henri Emmanuelli déclarait le 29 mai sur France Inter : « Je n’étais pas dans le comité des 200 et ce qui se passe aujourd’hui semblerait me donner raison sur le fait d’avoir gardé une certaine distance car je rappelle quand même que pour qu’il y ait un second tour gauche droite à la présidentielle, il faudrait qu’il y ait quelqu’un de gauche au premier tour qui soit en mesure d’atteindre le deuxième tour, ce qui implique donc quand même qu’on ne multiplie pas trop les candidatures à gauche. Je le rappelle au passage. » Quant à Malek Boutih, lieutenant de Julien Dray, il confirmait sur Radio Orient les propos de son mentor sur le fait que "tout était possible" à l’avenir avec Bayrou. « C’est même le principe de la politique : tout est ouvert, tout est possible. La question après qui est posée : soit vous avez une position de sectarisme absolu, c’est-à-dire que vous faîtes une liste et vous dîtes ‘ces gens-là, jamais, jamais !’. Vous les mettez de côté. C’est un comportement politique. Il y en a un autre qui est évolutif… - Journaliste : C’est un changement complet d’orientation stratégique. Depuis 1971, le PS était sur une ligne d’union de la gauche… - Boutih : A combien était le PC en 1971 ? – Journaliste : Donc la faiblesse du PC fait que vous envisagez de vous recentrer ? - Boutih : Absolument pas. Ce que je veux dire par là c’est qu’il y a des problèmes de majorité électorale qui évoluent avec les scores des partis politiques, et c’est quand même un débat qui n’est pas contournable. Mais il n’y a pas d’actualité d’union avec l’UDF si l’UDF reste un parti de droite tel qu’il est aujourd’hui. » |