A GAUCHE

 

 

 

 

Au-delà de Blade Runner, Los Angeles et l’imaginaire du désastre. Je croyais qu’il s’agissait d’un de ces livres de science-fiction dépeignant le futur apocalyptique d’une ville soumise au chaos par ceux qui maîtrisent la technologie. Mais l’objet du livre est bien différent. En fait, l’auteur propose un éclairage nouveau sur les évolutions urbaines et les formes de violences qui leur sont associées : violence symbolique résultant de l’exclusion et de la stigmatisation des populations des quartiers populaires mais aussi violences réelles, physiques, subies et parfois données. Pour lui, l’avenir n’est peut être qu’une accentuation des logiques déjà visibles aujourd’hui. Los Angeles est un véritable laboratoire social et urbanistique. Ses évolutions peuvent donc préfigurer celles de nos villes occidentales et même temps, nous incitent à réfléchir sur les politiques menées en France.

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"Sarkozy, l'avenir d'une illusion"

Excédés par la mousse médiatique qui entoure Nicolas Sarkozy, Pierre Defrance et Jean-Luc Gonneau se sont livrés à un minutieux travail de décryptage du discours et de l'action de Nicolas Sarkozy. Dans ce livre publié le 2 mars aux éditions de l'Aube, pas d'anecdotes croustillantes ni de scoops fumants, mais un démontage point par point de la stratégie politique et idéologique de celui qui propose de pousser le libéralisme jusqu'au bout. Pierre Defrance, qui utilise un pseudonyme, est un spécialiste reconnu des questions d'asile et d'immigration. Jean-Luc Gonneau, élu d'arrondissement à Paris, est consultant et enseigne aux universités de Paris X Nanterre et de Cergy Pontoise. Tous deux sont militants de PRS. Nous leur avons demandé de nous présenter leur livre.

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Images aléatoires

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Vendredi 1 décembre 2006

 

 

 

PARIS, 29 nov 2006 (AFP) - Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon se dit plus que jamais favorable à une "candidature commune de l'autre gauche" et, n'excluant pas l'éventualité d'être candidat sur ce créneau, il précise qu'il sera "là où le devoir commande".


Dans une interview à Politis de jeudi, il se dit favorable à "l'union des gauches sans exclusive", et estimant que "l'union serait déséquilibrée avec un PS tout puissant et une poussière de partis autour", M. Mélenchon se dit pour "une candidature commune de l'autre gauche".

Selon lui, "toute la question posée aux stratèges de l'autre gauche est de placer le choix du candidat à l'endroit où l'on peut capter la force politique disponible la plus grande".

Analysant la désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS à la présidentielle, il note un renforcement des "bases du libéralisme" : "les corps représentatifs ne sont plus pertinents pour exprimer l'intérêt général, des jurys y suffisent ; la démocratie de délégation est un frein, mieux vaut la démocratie de l'instantané, convocable à tout moment sous forme de panels"...

Il fait valoir à cet égard que "des milliers d'électeurs socialistes occasionnels ou de longue date sont aujourd'hui assez profondément déroutés par le choix du parti", et que "le risque est grand que cette force se gèle". "Si l'autre gauche fait une proposition en résonance avec cette identité socialiste, une dynamique peut s'enclencher vers cette candidature", affirme M. Mélenchon.

Lui-même se dit "parfaitement conscient d'être à l'intersection des plaques tectoniques de la gauche", et "plus proche de la France des révoltes et des rébellions que de la social-démocratie des régions et des contrats". Mais aussi "conscient de la fragilité de (sa) position".

Et il conclut : "situation étrange : je fixe ma partition, mais ce sont les autres qui fixent mon rôle. Que ce soit au Ps ou dans l'autre gauche. Et je serai là où le devoir commande".

AFP – 29 novembre 2006 – 17h53

Par a.a - Publié dans : prs50
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Vendredi 1 décembre 2006

Gauche . Nouveau succès pour les collectifs unitaires avec le meeting de Caen qui a fait salle comble, avec la volonté de débattre, de renforcer et d’élargir l’unité.

Caen (Calvados)

envoyée spéciale

Où en est la dynamique des collectifs après une semaine de tension au sommet, après le retrait par José Bové de sa candidature, après la signature par plusieurs membres du collectif national d’un texte réclamant des militants communistes qu’ils renoncent à la candidature de Marie-George Buffet ? Première réponse hier soir à Caen, lorsque l’amphithêatre Pierre-Daure de la faculté fait le plein pour un nouveau meeting régional des collectifs. Après les sièges, les marches d’escaliers sont occupées, et finalement beaucoup se retrouvent debout. En tout, bien plus de 1 000 personnes. Des jeunes, des étudiants et beaucoup d’autres, des militants de collectifs, des syndicalistes, des militants politiques, des citoyens organisés nulle part. Une fois encore, la comparaison n’est possible qu’avec ce qui s’est fait lors de la campagne du référendum, mais seulement à la fin. La dynamique unitaire est là, bien vivante dans cette salle archi-comble, attentive et réactive. À la tribune, avec les représentants des collectifs locaux de la région, Francine Bavay, José Bové, Olivier Dartigolles, Clémentine Autain, Christian Piquet, Yves Salesse, Patrick Braouezec, tous sont applaudis. Marie-George Buffet aussi. Prise par un autre engagement, elle n’est pas là, mais le présentateur de la soirée rend hommage à son rôle dans ce rassemblement.

la complémentarité des sensibilités

Retour sur le chemin parcouru ensemble, du texte stratégique au programme. La force des propositions, la richesse des points d’accord est développée, soulignée par la diversité des interventions, la complémentarité des sensibilités. Et la salle montre qu’elle apprécie. Quelques exemples parmi de nombreux autres : droits des salariés au maintien du contrat de travail, du salaire et des droits associés et crédibilité de l’ensemble de ce programme (Yves Salesse), débat public et référendum sur la politique énergétique (Francine Bavay), position de la France dans le monde, contre la logique de guerre (José Bové), antilibéralisme conjugué avec féminisme, antiracisme, anticonsumérisme (Clémentine Autain), vote des immigrés et régularisation des sans-papiers (Patrick Braouezec).

Au quart de tour, sont plébiscités tous les appels au renforcement de l’unité et à son élargissement, au retour de la LCR dans le processus comme à l’ouverture aux militants et électeurs socialistes qui refusent la « blairisation » du PS.

Le débat, l’affaire de tous

Les questions en débat sont mises sur la table, et donc celle autour de laquelle se sont cristallisées les crispations des derniers jours : la candidature à la présidentielle. Point de vue réaffirmé : pour représenter la diversité du rassemblement la candidature ne peut être celle d’un porte-parole de parti (Yves Salesse, Christian Piquet, Patrick Braouezec). Recherche d’apaisement aussi : « Nous avons particulièrement besoin du PCF qui a eu un rôle exemplaire dans le référendum » (José Bové). Patrick Braouezec est applaudi lorsqu’il refuse toute hégémonie d’un parti. Olivier Dartigolles ne l’est pas moins en rejetant une hégémonie quelle qu’elle soit en même temps que tout ostracisme à l’égard de Marie-George Buffet et en assurant que « les communistes maintiennent sa candidature pour faire gagner le rassemblement. »

Avis unanime : plus que jamais le débat doit être l’affaire de tous.

Le mot de la fin revient à un animateur des collectifs locaux qui dit sa satisfaction à l’issue du meeting et lance un appel à la création de nouveaux collectifs, à la participation de tous à tous les débats : « Nous voulons être une masse qui porte un autre message sur la scène politique. »

Jacqueline Sellem

Par a.a - Publié dans : prs50
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Jeudi 30 novembre 2006

Pour être à la hauteur du rejet des politiques de gestion des intérêts capitalistes, refuser la domination du PS, changer le rapport des forces, donnons toute leur place aux jeunes, aux femmes, aux précaires, aux salariés, aux chercheurs... Sachons rassembler celles et tous ceux qui veulent travailler et vivre autrement, dans un monde où la richesse servira les êtres humains et l’avenir de la nature. Leur refus de subir doit être le ferment de la campagne.

Le gage du succès, c’est l’arc de forces, la dynamique pluraliste. Du « non » au Traité aux 125 propositions, le socle commun se constitue : le regroupement peut être grossi de toutes celles et ceux qui refusent le jeu de miroirs entre Ségolène Royal et Sarkozy. Reconstruire une gauche ou se résigner à ce bipartisme !

Résumons le débat qui risque de nous faire échouer.

En donnant l’impression d’être « autour du PCF », la candidature de Marie-George Buffet ne s’adresserait pas à la masse de la population qui connaît peu ou rien des transformations en cours au sein du PCF.

Pour changer les points de vue de millions d’électeurs, il faut des expériences décisives.

Pourquoi la direction du PCF n’accepterait-elle pas de rendre possible un rassemblement large ? Pourquoi avoir engagé un processus unitaire et le faire éclater en imposant comme inévitable sa secrétaire générale ? Ce serait l’échec, annoncé, pour tous et notamment pour sa candidate, qui a pourtant mieux à faire.

Marie-George Buffet doit être un pilier de cette unité et les militants du PCF une force vive de la campagne : pour sa dynamique, il faut que les diverses origines militantes soient brassées dans l’activité commune !

Pour celles et ceux qui sont orphelins d’une perspective socialiste, se regrouper « pour une autre voie à gauche » ne peut signifier « voter pour la dirigeante du PCF ». Les faits sont, comme on sait, « têtus ». Il faut donc souhaiter que Jean-Luc Mélenchon soit un des piliers de la campagne et on peut se féliciter de la participation de membres de PRS, à sa préparation.

Pour la dynamique alternative, comprenons, enfin, l’importance d’un fait : des centaines de milliers de « citoyens » sans appartenance politique ont changé lors de la campagne du « non ». Beaucoup, parmi ceux et celles qui refusaient, il y a cinq ans, un engagement sur le terrain des échéances politiques reconnaissent la nécessité de « passer des luttes de résistance aux luttes pour le pouvoir ». C’est décisif : et José Bové l’exprime bien par sa propre évolution. Cela correspond au premier critère pour le choix d’une candidature : affirmer le passage du social au politique.

Sur ce plan, personne ne le niera, Marie-George Buffet représente le passage du politique au politique : c’est aussi pour cela qu’elle apporte une expérience qui doit se compléter avec d’autres. Tout comme Jean-Luc Mélenchon. Ou comme Olivier Besancenot, s’il consent à dépasser le discours protestataire pour les luttes unitaires contre les injustices, pour les droits, la socialisation des richesses et la transformation sociale.

Faisons un effort de franchise. José Bové est, à mes yeux, le candidat le mieux à même de dynamiser cette campagne. Depuis des mois, nous aurions tous dû construire avec lui, collectivement. Mais, aux yeux de certains, il incarnait plus un courant que l’ensemble.

Si la candidature la plus marquante et la plus connue, dans les banlieues, mondialement et auprès du peuple de gauche, ne peut être retenue par souci de « consensus », nous devons lui demander de prendre toute sa place.

Il doit être et sera l’un des animateurs de la campagne, avec Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, Francine Bavay. Cela conditionne le succès. Ainsi, une candidature collective peut se constituer, avec des piliers de la campagne, et plusieurs porte-parole, notamment Patrick Braouezec, Yves Salesse, Clémentine Autain. Bien des collectifs recherchent, au-delà de leur « préférence », le meilleur profil « consensuel » pour le nom sur le bulletin de vote.

Traces du passé, les méfiances ne doivent pas nous faire oublier les convergences. Laisser faire la division, au nom d’une quelconque volonté d’hégémonie, serait ruineux pour toutes celles et ceux qui refusent les politiques libérales et sécuritaires. L’union est un combat : la campagne, le renouvellement des pratiques militantes permettra de construire un rassemblement consolidé d’avoir su agir en confiance durant des mois.

Par Pierre Cours-Salies, sociologue, membre du réseau Convergence citoyenne et du Collectif national unitaire.

Par a.a - Publié dans : prs50
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