Certains de nos concitoyens ont parfois une vision bien naïve des réalités de la construction européenne. C’est l’Europe Bisounours : un monde merveilleux, où sous le couvert apaisant du drapeau marial, enjeux de pouvoir et rapports de force laissent place à un torrent inépuisable d’affection et de concorde. Dans ce bas monde, tout est affaire de luttes et de bataille, surtout le poste de journaliste titulaire à la rédaction ou celui de secrétaire de la section… Mais dans l’Union européenne, les bons sentiments sont censés régner en maître et les intérêts particuliers s’effacer par enchantement.
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Par a.a
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Mercredi 20 décembre 2006
Dans les jours qui viennent les traits essentiels de la présence de la gauche dans l'élection présidentielle seront dessinés. Depuis dimanche, le ralliement à Ségolène Royal de Jean-Pierre Chevènement après celui du PRG préfigure la centralité absolue de la candidature socialiste. L'impasse de « l'autre gauche », si elle se confirme, la certifierait. Dans ce tableau chacun est bien pleinement responsable de son sort actuel. Côté socialiste : l'énergie d'une dynamique construite sur le remord du 21 Avril s’est nourrie de toutes les révoltes contre la droite. Ensuite, une compétition âpre entre trois personnes et trois lignes a débouché sur une décision claire que personne ne conteste. Côté de « l'autre gauche » c'était l'hésitation. C'est devenu l'impuissance. A présent une débandade pleine de rancoeurs semble s'annoncer.
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